Conan Doyle, la nouvelle star des Anglo : enquête sur son origine

24/02/2016
En ce début d’année 2016, Madame Magalen Bryant a acquis la moitié de Conan Doyle (Kap Rock), le lauréat de la dernière Coupe des Anglo-Arabes à Pau. S’il est certainement le premier représentant de cette illustre casaque entraîné par Thomas Fourcy, Conan Doyle n’est par contre pas le premier "Anglo" de la grande dame de l’obstacle français. Du coté de Pompadour, on se souvient encore des onze victoires en obstacle de Duc de la Brunie (Iris Noir) – dont le Prix Rivoli à Auteuil – sous la casaque bleue toque rouge… 

Conan Doyle sur les haies paloises ©Robert Polin

 
Une étude en rouge
En 1887, Arthur Conan Doyle, encore médecin, a publié sa première œuvre "Une étude en rouge". C’est dans cet ouvrage que le célèbre détective Sherlock Holmes a fait ses premiers pas. C’est également en 1887, dans les dernières années de la période victorienne, qu’Arcadia (Isonomy) vit le jour. 128 ans avant la victoire de Conan Doyle sur les haies paloises… sa dixième mère naissait en Angleterre. Arcadia était la sœur utérine de deux gagnants de Stakes et son père Isonomy est entré dans l’histoire comme le seul étalon à avoir produit deux vainqueurs de la Triple Couronne Anglaise : Common et Isinglass.
 
 
Sir Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes ©DR
 
 
Cyllene, fondateur de la lignée dominante du pur-sang moderne
Un produit d’Arcadia est entré dans l’histoire : Cyllene. Né en 1895, il fut le meilleur cheval de sa génération à 2, 3 et 4 ans outre-Manche. Lauréat du Gold Cup à Ascot, Cyllene fut ensuite deux fois tête de liste des pères de gagnants en Angleterre. Avant d’être exporté en Argentine, il a donné quatre gagnants de Derby d’Epsom. Par l’intermédiaire de son fils Polymelus, Cyllene a fondé une lignée florissante qui domine le pur-sang moderne. Les chefs de race Northern Dancer (Danzig, Sadler’s Wells…), Nasrullah (Kendor, Rainbow Quest, Mill Reef…) et Mr Prospector… sont issus de cette lignée mâle qui trouve son point de départ avec le fils d’Arcadia.
 
 
Cyllene, fondateur de la lignée mâle de Northern Dancer, est issu de la famille maternelle de Conan Doyle ©DR
 
 
 
 
 
 
Un gagnant de la Virginia Gold Cup né en Angleterre
En 1924, avant d’être exportée en France, Princess Ziria, une petite fille d’Arcadia, donne naissance à Seraglio (The Vizier). Ce poulain né en Angleterre fut acquis par John Hay Whitney, illustre représentant de l’une plus célèbres familles des courses américaines, les "Whitney". Fidèle à la tradition anglo-saxonne cultivée par certaines vieilles familles des Etats-Unis, John Hay Whitney faisait courir en plat et en obstacle, des deux cotés de l’Atlantique, comme Magalen Bryant ! Mais la comparaison ne s’arrête pas là. L’américain fut le propriétaire de Easter Hero, double lauréat de la Gold Cup de Cheltenham dans les années 1930 et ses couleurs prirent même part au Grand National de Liverpool. En 1931, Seraglio - le petit fils d’Arcadia - s’est imposé dans le Virginia Gold Cup, pour le compte de John Hay Whitney. Cette épreuve d’obtacle est l’une des institutions hippiques du "vieux sud" des États-Unis, le creuset hippique dont est issu Magalen Bryant !
 
 
Voir le reportage France Sire de la Virginia Gold Cup 2014
 

Peppermint, lauréat du Prix Jean Prat ©DR
 
 
La souche arrive en France…
En 1925 Princess Ziria, la mère de Seraglio, est importée en France. Une pouliche, qui a traversé la Manche in-utero, naît en France. Cette dernière, Princesse d’Amiens (Somme Kiss), a donné la mère de Peppermint, lauréat du Prix Jean Prat (alors Gr.2) et de Pertinente, troisième du Prix de Saint-Georges (Gr.3). Après avoir produit Princesse d’Amiens, Princess Ziria pouline de Princesse de Clèves (Cannobie).
 
… puis dans le Sud-Ouest
C’est Ma Sultane, une fille de Princesse de Clèves, qui fit entrée la famille dans le Sud-Ouest. Ma Sultane (Mehemet Ali), née en 1945, fut mise à la reproduction par Edouard Estrem-Rey, un agriculteur installé en polyculture à Sauvagnon, dans les Pyrénées-Atlantiques, à une dizaine de kilomètres de Pau. Le meilleur élève d’Edouard Estrem-Rey fut Samour (Samaritain). Ce cheval était issu d’une souche locale, et non de celle de Ma Sultane. Malgré des dessous fragiles, Samour fut l’un des bons sujets d’Auteuil dans les années 1970. Il y remporta la Grande Course de Haies, le Prix La Haye-Jousselin, le Murat et le Troytown. Gérard Chicoulaa, installé à Caubios Loos est le neveu d’Edouard Estrem-Rey. Il nous a récemment confié : « Je me souviens encore de Ma Sultane. C’était une grande jument blanche mouchetée. À l’époque nous produisions des chevaux d’obstacle dans la région. Les vieilles souches du Sud-Ouest avaient beaucoup de tenue et de qualité pour l’obstacle, et ce d’autant plus que les étalons de Pau étaient adaptés pour cela. Je suis le seul membre de la famille à poursuivre l’élevage de chevaux. Avec mon père, nous avons par le passé été classés septièmes au palmarès des éleveurs de chevaux d’obstacle en France. À présent, j’ai acheté une poulinière pour le plat. J’en ai gardé une issue d’une vieille souche du Sud-Ouest. Cette dernière Sonight (Lesotho) est la sœur de mon meilleur élève, Sleeping Night (Sleeping Car), qui a gagné le Prix Orcada (Gr.3), le Prix La Perichole (Gr.3) et le Prix Morgex (Gr.3). Il s’est aussi classé troisième du Ferdinand Dufaure (Gr.1) et deuxième du Prix Maurice Gillois (Gr.1). J’ai croisé Sonight avec un Anglo-Arabe en 2014 et en 2015, Fairplay du Pecos (Freeland), pour produire des 12,5%. »
 
C’est aussi chez Gérard Chicoulaa qu’est née La Testerine (Garde Cœur), la mère de l’améliorateur Roseau d’Or (Fayriland II), issue de la même souche pur-sang anglais que Sleeping Night. L’éleveur se souvient : « C’était une alezane pas très grande mais bien faite. En course elle était toujours à l’arrivée, mais n’a gagné que deux fois. C’était une vraie jument de course mais j’avais trop de poulinières à cette époque, si bien que je ne l’ai pas récupérée pour l’élevage. »
 
 
Samaritain, à l’âge de 24ans. Cet étalon national, basé à Pau, fut tête de liste des pères de sauteurs en France. Il avait gagné le Prix Royal Oak ©DR
 
 
La grande époque de l’obstacle dans le Sud Ouest
Edouard Estrem-Rey, l’éleveur qui intégra Ma Sultane dans son effectif, était issu d’une illustre famille du Sud-Ouest. Pierre Estrem-Rey, son frère, fut plusieurs fois tête de liste des éleveurs de sauteurs en France dans les années 1960. Il était installé à Lescar, non loin de Pau. Son fait d’armes est certainement un cas unique dans l’histoire de l’obstacle français. Au milieu des années 1960, trois de ses élèves, Ketch, Pansa et Sapin, issus qui plus est du même père (Samaritain), ont pris les trois premières places de la Grande Course de Haies d’Auteuil !
 
Ces succès, ainsi que ceux des autres éleveurs de la région, ont été possibles grâce à une remarquable série d’étalons d’obstacles stationnés par les Haras Nationaux dans le Sud Ouest : Samaritain, Micipsa, Montfleur, Cor de Chasse, Stymphale et dans une certaine mesure Garde Cœur… Ces chevaux, associés aux souches locales, ont donné des sauteurs de grande qualité, qui se sont imposés dans les meilleures épreuves d’Auteuil. Ils ont même pour certains été tête de liste des pères de gagnants sur les obstacles en France. Ce sont ces étalons qui ont été utilisés pour créer la race Anglo-Arabe. Chez les pur-sang anglais, leur trace a quasiment disparu, il y a quelques décennies, lorsque les éleveurs régionaux ont misé sur la vitesse et la précocité. Seuls quelques élevages et souches Sud-Ouest ont conservé cette orientation, si bien que de nos jours, ces courants de sang se perpétuent quasiment exclusivement par l’intermédiaire de "l’Anglo".
 
La naissance d’une souche Anglo-Arabe
Au sein de l’élevage d’Edouard Estrem-Rey, Ma Sultane (Mehemet Ali), fut croisée avec ces fameux pères de sauteurs stationnés à Pau. C’est ainsi que naquit Aliphale (Stymphale) en 1963. Son père Stymphale, lauréat du Prix Royal Oak à une époque où cette épreuve avait une toute autre valeur qu’aujourd’hui, était issu d’une illustre famille, celle de Lady Berry (d’où Le Nain Jaune, Danedream, Groom Dancer…)
 
Chez Mademoiselle Grandcolas, Aliphale se consacrera à la production d’Anglo-Arabes, dont cinq issus du pur-sang arabe Djerba Oua (Dragon). Ce dernier, le meilleur Arabe de son temps en course, était un produit du célèbre élevage Lestorte. Cet étalon influent et sa descendance ont été évoqués dans l’article consacré à son éleveur et à sa souche (lire l'article).
C’est à partir d’Aligrise (Djerba Oua), que la souche de Ma Sultane va véritablement prospérer dans les courses pour Anglo-Arabes. Cette dernière est la quatrième mère de Conan Doyle.
 
 
 
 
À cheval sur deux univers
Pendant longtemps, la distinction entre sports équestres et courses hippiques n’a pas été très nette dans le stud-book Anglo-Arabe. La sélection pour les sports équestres ayant demarré un siècle plus tard que chez les galopeurs, on a par le passé abondamment utilisé des chevaux de course pour produit des chevaux de concours. Les progrès de la sélection “par et pour” les sports équestres ont depuis marginalisé ce type de croisements. Il reste néanmoins quelques références intéressantes dans certaines souches Anglo-Arabe de course.
 
Alibelle (Djerba Oua), la propre soeur d’Aligrise, fut ainsi la mère de Rheingold de Luynes (Fracasse). Cet Anglo au modèle imposant (1m70) était un fils de l’illustre inconnu Fracasse (Rio Negro), un étalon que les Haras Nationaux avaient refusé d’acheter et qui est le père de neuf produits, conçus en neuf saisons de monte ! Rheingold de Luynes fut un bon élements de l’équipe d’Italie de CSO, participant notamment aux Jeux Olympiques d’Atlanta, où il s’est hissé jusqu’en finale. Il fut ensuite étalon en Italie. Toujours dans les sports équestres, la famille de Ma Sultane a donné les propres frères Quilhanet (Samuel) et Smy Silence. Le premier fut un bon gagnant en CSO (ISO 140) alors que la second fit la monte en Belgique, où il n’a engendré qu’une poignée de produits, dont First Samuel, lauréat au plus haut niveau en CSO sous pavillon Belge et Anglais.
 
 
Rheingold de Luyne s’est hissé en finale des Jeux Olympiques de CSO ©DR
 
 
Des sports équestres aux courses hippiques
La passerelle entre les sports équestres et les courses hippiques c’est un peu le “serpent de mer” du monde du cheval. On en mange à toutes les sauces et dans tous les discours, pour peu que cela puisse aider à justifier une action, un investissement ou une prise de position. Bien loin des situations les plus capilotractées, s’il est une population qui a vraiment oeuvré pour cela, dans le Sud-Ouest, c’est bien l’Anglo-Arabe. Au fil des décennies, de nombreuses personnes issues des sports équestres, ont sauté le pas, par l’intermédiaire du plus accessible des galopeurs. Ils ont migré vers les courses au galop, en passant par l’Anglo-Arabe. Le cas des éleveurs de Conan Doyle - la famille Le Tellier - en est un exemple probant.
 
L’élevage de la famille Le Tellier
L’histoire de cet élevage débute dans les années 1970. Béatrice et Philippe Le Tellier sont alors spécialisés dans les sports équestres. Béatrice Le Tellier remporta par exemple le championnat des Anglo-Arabes de CSO avec Nicole, une élève de la jumenterie de Pompadour. À partir des années 1980, l’activité s’est recentrée vers l’élevage et l’entraînement des Anglo-Arabes de course. Le cheptel ira jusqu’à quarante chevaux et huit poulinières. Béatrice Le Tellier nous a expliqué il y a quelques années : « Je débourrais les poulains de Monsieur Decoster et notre première jument de course à bien gagné en obstacle. Cela nous a motivé à persévérer dans cette orientation ». Au moment de son départ à la retraite en 2008, Béatrice Le Tellier a conservé deux poulinières, avec sa fille Patricia le Tellier. Les produits sont élevés en association avec d’autres éleveurs.
 
 
Guillaume Macaire et Patricia Le Tellier autour de Perlinpinpin ©DR
 
 
Les étalons “AOC Macaire”
Véritable pilier de l’équipe de Guillaume Macaire où elle fréquente la crème des sauteurs Français, Patricia Le Tellier a monté et gagné en course. Elle nous avait confié en 2013 : « J’ai la chance de pouvoir monter le matin des chevaux dont je suis propriétaire comme Coelho [en copropriété avec David Powell, ndlr] ou Perlinpinpin (...) Je crois qu’il est primordial de conserver la souplesse et la locomotion des Anglo-Arabes. J’y accorde beaucoup d’importance. Chacun à ses critères mais selon moi il faut être vigilant en ce qui concerne les pur-sang que l’on utilise pour produire des Anglo-Arabes. Je pense qu’il faut essayer d’éviter les chevaux de vitesse américanisés pour que l’Anglo-Arabe conserve ses qualités intrinsèques ». Cette conception correspond à celle de Guillaume Macaire, qui a exposé à de nombreuses reprises son idée au sujet de la sélection des étalons par et pour l’obstacle. Aussi il n’est pas étonnant de retrouver dans les élèves de Patricia Le Tellier de nombreux produits des étalons “AOC Macaire”. On peut citer, de manière non exhaustive, Zanetta (Robin des Champs), Bamdabal (Balko), Conan Doyle (Kap Rock) ou Coelho (Kapgarde), dont les géniteurs ont tous fait leurs classes du coté de Royan avant d’aller se forger un palmarès chez les sauteurs.
 
 
Kap Rock, le père de Conan Doyle, est un étalon issu de la “méthode Macaire” ©DR
 
 
Orellan, une victime de la spécialisation des élevages équins !
La descendance d’Aligrise (Djerba Oua) a connu des performances et fortunes diverses. Petit à petit, dans les mains de la famille Le Tellier, la souche a pris du galon. La branche la plus intéressante est celle d’Auriance (Orellan), née en 1982. Son père Orellan (Thalian) est l’exemple même de cette population à cheval entre les sports équestres et les courses hippiques, qui n’a pas résisté à l’évolution moderne de l’élevage. Issu du chef de race Thalian (Djerba Oua), et d’une mère au pedigree mixte, il fut un honnete cheval de course, mais un ton en dessous des meilleurs. Le fait d’arme d’Orellan reste une deuxième place devant Splendide - la grand-mère de Monpilou - en plat à Mont-de-Marsan.
 
Les Haras Nationaux achetaient alors beaucoup et dans certaines régions d’élevage du Sud-Ouest le nombre de juments disponibles par étalon était bien faible. À Pompadour, Orellan a peu sailli, son profil ayant du mal à séduire les éleveurs franchement orientés “sports équestres” comme ceux orientés  “courses hippiques”... difficile d’aller contre le sens de l’histoire. On le retrouve néanmoins de temps en temps dans le pedigree maternel de gagnants issus du Limousin.
 
La sélection en plat chez les Anglos
Sous l’entraînement Le Tellier, Auriance a décroché une place en quatre sorties en plat. Son meilleur produit, Aurellia (Donald Duck), élevée et entraînée par la famille Le Tellier, fut une honnete jument de course, décrochant trois victoires et huit places dans les épreuves réservées aux Anglo-Arabes à 50% de sang arabe, sans toutefois réussir à se hisser au niveau des meilleurs dans les courses de sélection. Aurellia a produit plus performant qu’elle ne l’était. Roselia (Mangarose), son premier descendant en piste, s’est classée troisième de la Poule d’Essai des 50% et du Grand Critérium. Youbamda (Hasa), la deuxième, a remporté le Grand Prix d’Aquitaine. Pivolo (Fremir), le troisième, a gagné le Prix Roger de Vazelhes sur le steeple palois. Enfin Acapella (Mangarose) s’est classée troisième de la Poule d’Essai et du Grand Critérium des 50%.
 
 
Zanetta, la cousine de Conan Doyle, fut une remarquable jument de course ©DR
 
 
La famille de Zanetta
Parfois un changement de courant de sang peut redonner “un coup de fouet” à une souche qui semble plafonner. Si certaines familles Anglo-Arabes à 50% sont très performantes en endogamie, d’autres ont besoin d’un étalon pur-sang pour donner le meilleur d’elle même. Cela semble être le cas de la descendance d’Aurellia. Sa fille Youbamda est la mère de Zanetta (Robin des Champs), qui fut une très bonne jument de course, dans une génération très relévée chez les anglo. Troisième de Cherco (Lavirco) et Benevolo de Paban (Laviro) dans le Grand Critérium, Zanetta s’est ensuite imposée, après avoir été très sollicitée par son jockey, dans la Poule d’Essai à 12,5%. Elle a ensuite battu ses ainés dans le Grand Prix des Anglo-Arabes à Longchamp, avant d’enchaîner sur une très nette victoire dans le Grand Prix des Pouliches à Tarbes. Après cette riche saison à 3ans, la pouliche a eu du mal à retrouver le même niveau niveau de performance. Son frère Bamdabal (Balko) a décroché sept victoires en plat et en obstacle sur le circuit des courses réservées aux Anglo-Arabes.
 
La coupe de Pau, le tremplin des jeunes sauteurs Anglo-Arabes
On se souvient qu’en 2013, suite à sa victoire dans la Coupe des Anglo-Arabes, sur les haies de Pau, Aurko (Balko) avait pris la direction de l’Irlande et de l’effectif de Willie Mullins. C’est suite à un succès dans cette épreuve que Conan Doyle a en partie été acheté par Magalen Bryant. Ce pensionnaire de Thomas Fourcy a été battu de peu en débutant, en plat, par Don Marotas (Iris de la Brunie), un représentant de la Marquise de Moratalla qui a ensuite décroché quatre victoires en Corse. Face aux meilleurs de sa génération en plat, dans le Critérium de Tarbes, il s’est classé cinquième. Pour ses débuts sur les obstacles, Conan Doyle a pris une bonne troisième place, en bon terrain à Toulouse, après avoir été sagement monté. Lors sa sortie suivante, en terrain souple à Pau, il a pris sa revanche sur Noces de Diamont (Saint des Saints). Alors que cette dernière avait pris le meilleur après le saut de la dernière haie, Conan Doyle a su trouver les ressources pour venir arracher la victoire du minimum. Face aux mêmes concurrents, mais avec 200 mètres de plus à parcourir, Conan Doyle a très nettement fait la différence dans la Coupe des Anglo-Arabes. Dès l’entrée de la ligne droite, le futur lauréat avait pris l’ascendant et personne n’a pu venir contester sa supériorité dans la phase finale. Il s’impose facilement, avec cinq longueurs d’avance sur Clara Sourniac (Fragrant Mix).
 
 
Magalen Bryant, la nouvelle copropriétaire de Conan Doyle, et ses filles à Auteuil ©APRH
 
 
Par Adrien Cugnasse (pour le site www.anglocourse.com)
 

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