Halandjila, la "faiseuse de bonheur" de Pierre-Yves Massoubre

15/04/2024
Installé du côté de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, très connu pour ses talents de maréchal-ferrant, Pierre-Yves Massoubre a eu de nouveau le plaisir de s'illustrer en tant que permis d'entraîner ce samedi 13 avril, sur l'hippodrome de Tarbes, grâce à l'Anglo-Arabe Handjalila, une véritable "faiseuse de bonheur" par Olzarte de Collongues, issue de l'élevage de Didier Clos, dont c'était la troisième victoire en compétition.

Halandjila, bien entourée après son succès avec Marie-Anne Bernadet dans le Prix Entrée de Jeu, à Tarbes, samedi 13 avril, notamment par Pierre-Yves Massoubre, dont elle défend la casaque ainsi que l'entraînement (© Facebook Hippodrome de Tarbes)

 

Maréchal-ferrant de profession installé du côté de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, aux petits soins des sabots de bien des gloires des pistes, mais aussi des terrains de concours, Pierre-Yves Massoubre endosse aussi la casquette de permis d'entraîner. Une casquette que ce cousin de l'ancien jockey d'obstacle Michael Delmares arbore fièrement depuis fin 2017, et sous laquelle il a la chance de vivre de beaux moments de liesse, en famille plus qui plus est. En particulier avec l'Anglo-Arabe Halandjila ces derniers temps. Pur produit de l'élevage haut-pyrénéen de Didier Clos, cette fille d'Olzarte de Collongues est en effet parvenue à ressortir victorieuse de trois de ses huit apparitions publiques à ce jour, et à s'être placée de quatre autres. Sa dernière victoire a d'ailleurs eu lieu pas plus tard que ce samedi 13 avril, sur l'hippodrome de Tarbes, sur lequel elle est parvenue à faire sien le Prix Entree de Jeu, sous la selle de Marie-Anne Bernadet, avec qui elle s'entend à merveille (deux succès et deux accessits en quatre associations communes, ndlr).

 

Le permis d'entraîner Pierre-Yves Massoubre, ici lors de la Porte Ouvertes du Haras de Gelos, en février dernier

 

Après avoir longuement patienté, au sein du peloton, Halandjila a accéléré en progression, au centre, sitôt l'entrée de la ligne droite finale, avant de venir créer la décision dans les 100 derniers mètres de course. La deuxième place est revenue à Powers Dream (Frisson du Pecos), une longueur et demie plus loin, et la troisième à La Ruiza (Carghese des Landes), encore une demi-longueur plus en retrait.

 

Halandjila et Marie-Anne Bernadet, ralliant les premières le poteau d'arrivée de Tarbes-Laloubère à l'occasion du Prix Entree de Jeu édition 2024

 

Comme énoncé plus haut, Halandjila est née et a grandi dans les prés de Didier Clos, du côté de St Lezer, dans les Hautes-Pyrénées. Elle a pour père le très confirmé Olzarte de Collongues, proposé à 1 000€ la saillie au Haras de Lassos en 2024, et très en verve avec ses produits en cette première partie de saison, que ce soit en France ou en Italie d'ailleurs. Sa mère, Halana (Freeleau), avait pris plusieurs accessits en plat, sous la férule de Philippe Boisgontier, notamment uen troisième place dans l'édition 2013 du Grand Prix des Pouliches à 37.5%. Soeur des bons Hubly (Mangarose) et Haldarabad (Ferdicand), deux vainqueurs du Prix d'Essai, mais aussi Harakhan (Dan Music), lauréat à 3 ans du Prix du Ministère de l'Agriculture et à 4 ans du Grand National à 37.5%, cette dernière est aussi une nièce d'autres compétiteurs de renom comme le Chef de Race Hasa (Dan Music), resté invaincu en cinq apparitions publiques, Hindi (Big John), une ancienne gagnante du Grand Prix des Anglo-Arabes, du Grand National et de l'Omnium à 25%, ou encore Hiemal (Faalem), dont le nom figure au palmarès du Prix du Ministère de l'Agriculture à 50%.

 

Olzarte de Collongues, le père d'Halandjila, un étalon très confirmé chez les Anglo-Arabes, en service au Haras de Lassos en 2024

 

Deuxième dès ses débuts, au printemps de ses 4 ans, sur l'hippodrome de Montauban, Halandjila avait ensuite profité de sa deuxième sortie en compétition, sur ce même champ de courses des Allègres, pour "briser son statut" de maiden, et ainsi épingler un premier trophée à son tableau de chasse. Un succès à la saveur très particulière pour son mentor, Pierre-Yves Massoubre, dont la casaque et l'entraînement n'avaient alors plus brillé depuis presque trois ans et le succès du "pur" Avroti (Nathaniel), à Salon-de-Provence. De cette victoire montalbanaise en a découlé une autre, à Tarbes, fin août 2023, avant trois places et un nouveau "bâton", obtenu le week-end dernier, sur ce même hippodrome de Laloubère, pour cette "faiseuse de bonheur", qui n'a sans doute pas fini d'en apporter à tout son entourage. Pierre-Yves Massoubre le premier.

 


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