Nikos de Candale, un Anglo du Sud-Ouest venu dompter les AQPS en Mayenne

21/11/2022
Originaire du Girondin, étant né et ayant grandi au Haras de Candale de Yan de Kersabiec, Nikos de Candale a réalisé une performance de premier plan ce dimanche 20 novembre, à Meslay-du-Maine, où ce fils de Nicaron, entraîné par Éric Lecoiffier, a brillamment remporté un steeple-chase face à une rivalité exclusivement composée d'éléments AQPS.

 

Nikos de Candale, alors foal, dans les prés du Haras de Candale, chez Yan de Kersabiec

 

Et ça continue. Encore et encore. Non pas les chagrins d'amours, comme dans la célébrissime chanson de Francis Cabrel.  Mais la propension qu'ont les Anglo-Arabes à tenir la dragée haute à leurs homologues pur sang et/ou AQPS en obstacle. En effet, après les démonstrations opérées par San Petrone Corso et autre Hardi Blue Trois plus tôt dans la saison, ce fut au tour de Nikos de Candale d'en faire de même ce dimanche 20 novembre 2022, sur l'hippodrome de Meslay-du-Maine, en Mayenne, où cet élève du Haras de Candale (Yan de Kersabiec) entraîné dans la Manche par Éric Lecoiffier, s'est immiscé sur la plus haute marche du podium du Prix des Centaures, avec Théo Chevillard sur son dos, face à ses seuls homologues AQPS.

 

Nicaron, le père de Nikos de Candale, étalon au Haras de la Barbottière, dans la Sarthe

 

Longtemps à l'arrière-garde, Nikos de Candale a commencé à faire mouvement au dernier passage en face, abordant le tournant final sur la ligne des premiers. Venu prendre le meilleur entre les deux derniers obstacles, ce dernier s'est ensuite très bien allongé sur le plat pour finalement l'emporter on ne peut plus plaisamment. Au passage du poteau d'arrivée, cinq franches longueurs sont effectivement venues le séparer d'Inea Jap (Great Pretender), qui termine finalement deuxième, elle-même détachée de six longueurs d'Ipaloma du Maine (Boris de Deauville).

 

 

Pur produit du Haras de Candale de Yan de Kersabiec, implanté dans le Girondin, du côté de Langon, Nikos de Candale est issu du croisement entre Nicaron et Palomba, une Anglo-Arabe à 25% qui, bien que n'ayant jamais réussi à passer le poteau en tête, peut tout de même se prévaloir d'avoir décroché plusieurs accessits en obstacle, notamment dans des épreuves de cross renommées, telles les Prix Élie de Malet, Pierre & Rivière d'Arc et Jean Granel, à Pau. Cette dernière n'est autre qu'une soeur par Le Pigeon de l'exceptionnel Feu Croisé qui, sous la férule d'Hervé Audoy, avait réussi à remporter pas moins de quinze épreuves d'obstacle, notamment l'édition 2015 du Grand Cross de Pau (L.), là aussi face à ses homologues pur-sang et AQPS, ainsi que de trois Prix Jean Granel, le "Grand Cross" palois des Anglo-Arabes.

 

Le champion Feu Croisé, cousin de Nikos de Candale, alors dans ses oeuvres avec son fidèle Fabrice Barrao sur les grosses difficultés de Pau (© Robert Polin)

 

Tous descendent de la grande souche de feu la Baronne Caroline de Freycinet (la mère de Yan de Kersabiec, ndlr), dans laquelle on retrouve notamment les noms d'excellents Anglo-Arabes de courses comme Laghouat du Barp, gagnante d'un Prix de l'Élevage et de deux Grand National à 50%, Ilusion Sauvage, lauréate de 29 courses en plat, notamment d'un Grand Prix des Anglo-Arabes à Longchamp, ou encore l'étalon Gnome, qui avait fait sien le Prix du Ministère de l'Agriculture ainsi qu'un Critérium des Jeunes à 25% avant d'entrer au haras. On aurait pu en citer d'autres. Beaucoup d'autres. (CLIQUEZ ICI POUR VOIR LE PEDIGREE)

 

Yan de Kersabiec, animateur du Haras de Candale, dans le Girondin, où est né et a grandi Nikos de Candale

 

De plus en plus à son aise dans la discipline de l'obstacle, Nikos de Candale en profite ainsi pour débloquer son compteur de victoires, et en offrir une nouvelle à son metteur au point de Dragey, Éric Lecoiffier, dont la réussite avec les Anglo-Arabes ne se dément plus, notamment eu égard avant cela aux succès des "frangins" Bohort des Arachis et Gareth de Larachi, qui ont tous deux brillé en cross, notamment dans le Prix Jean Granel de cette année pour le dernier nommé.

 


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