Grand Prix des Anglo-Arabes: float like a butterfly, "Stingo" like a bee

09/09/2022
D'une régularité exemplaire, capable de tenir la dragée haute aux meilleurs Anglo-Arabes à 12.5%, mais aussi aux AQPS, Stingo s'est montré absolument souverain ce jeudi 08 septembre, dans le Grand Prix des Anglo-Arabes, à ParisLongchamp, remporté sous la selle de Christophe Soumillon, mettant ainsi à l'honneur la casaque et l'entraînement de Daniela Mele ainsi que l'élevage manchois de Guy Cherel.

Portrait des grands vainqueurs du Grand Prix des Anglo-Arabes version 2022, à ParisLongchamp: Stingo, son lad et Christophe Soumillon (© APRH)

 

Avec seulement cinq courses au compteur, du haut de ses 5 ans, il est vrai que Stingo faisait partie des concurrents les moins expérimentés avant coup de ce Grand Prix des Anglo-Arabes 2022, de nouveau disputé dans le Temple des courses plates en France, à savoir l'hippodrome de ParisLongchamp. Le moins expérimenté, certes. Mais en aucun cas le moins qualiteux. Bien au contraire. Car ce fils de Carghese des Landes, qui défend la casaque et l'entraînement de Daniela Mele, avait déjà dévoilé une certaine classe lors de ses premières apparitions en piste, à l'issue desquelles il n'a jamais terminé plus loin que troisième. Victorieux contre les AQPS début avril, à Moulins et avant cela à 3 ans, à Mont-de-Marsan, dans le Grand Critérium des 12.5%, remporté d'ailleurs face aux meilleurs membres de sa génération - si ce n'est plus ! -, Fira et Calife de Paulhac, Stingo a de nouveau fait étalage de tout son potentiel hier au soir, en s'adjugeant "l'Arc de Triomphe des Anglo-Arabes" de très belle façon, sous la selle de Christophe Soumillon.

 

Stingo, un autre élément de qualité issu de la génération 2017 chez les Anglo-Arabes à 12.5%, tout comme Fira (à gauche) et Calife de Paulhac (à droite) (© Robert Polin)

 

Monté à mi-peloton, Stingo a pu bénéficier d'un excellent dos que celui de Calife de Paulhac (Don Tirso), qui l'a emmené jusqu'à 450 mètres du but. Moment choisi par son partenaire, Christophe Soumillon, pour le décaler, ce protégé de Daniela Mele répondant ensuite parfaitement aux sollicitations du crack-jockey belge pour résolument prendre le meilleur dans les 350 derniers mètres du parcours, et ainsi s'imposer nettement. Tenant du titre de ce Grand Prix des Anglo-Arabes, le champion Calife de Paulhac n'a malheureusement rien pu faire face à la pointe de vitesse finale de Stingo, mais s'est montré très courageux pour préserver la deuxième place, plaçant son encolure devant celle d'Heure d'Hiver (Olzarte de Collongues), qui a terminé en trombe après avoir longtemps musardé à l'arrière-garde.

 

Stingo et Christophe Soumillon, brillants lauréats de l'édition 2022 du Grand Prix des Anglo-Arabes, à ParisLongchamp (© APRH)

 

Fruit de l'élevage manchois de Guy Cherel, Stingo résulte des oeuvres du top étalon Anglo-Arabe Carghese des Landes et de la pur-sang Street Party, dont il est le tout premier produit. Une jument gagnante en plat, à qui l'on doit également le semi-black type en obstacle Miralago, troisième du Finot des Poulains (L.) et vainqueur après cela du Prix de Bayonne (Classe 2) sur les gros obstacles de Pau, à l'issue duquel Daniela Mele avait d'ailleurs réalisé le jumelé gagnant, un autre de ses pensionnaires, Seigneur des As, ayant terminé deuxième. Soeur des bons Street Name (Prix Léon Olry-Roederer, Gr.2; Prix Aguado, L. et Claude Le Lorrain, L.) et Konig Drive (Prix Antoine de Palaminy, L.), Street Party a également pour elle d'être une nièce de l'éclectique Best Alibi, un ancien "Godolphin" qui, après avoir remporté les York Stakes (Gr.2) et conclut troisième de l'Irish Derby (Gr.1), pour l'entraînement de Sir Michael Stoute, avait réussi à s'imposer sur les obstacles aux États-Unis.

 

Carghese des Landes, le père du vainqueur 2022 du Grand Prix des Anglo-Arabes à ParisLongchamp, Stingo

 

Encore tout neuf, Stingo en profite pour peaufiner encore un peu plus ses statistiques, avec désormais trois victoires et trois accessits en six sorties publiques. Un cheval en ayant assurément "sous le capot" dont on a hâte de suivre l'évolution, tant en plat qu'en obstacle d'ailleurs, discipline lui semblant promise dans un futur plus ou moins proche, et ce face à ses homologues Anglo-Arabes, mais aussi, pourquoi pas, AQPS et pur-sang, qu'il semble capable de regarder droit dans les yeux.

 



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