Grand National à 12.5% : Calife de Paulhac, un quatorzième sacre... et puis s'en va ?

18/11/2022
Déjà vainqueur du Grand National à 12.5% l'an dernier, le grand champion Calife de Paulhac est parvenu à conserver son titre dans cette épreuve ce mardi 15 novembre, à Toulouse, où ce protégé de Christelle Courtade, élevé dans la Creuse par les époux Lacherade, en a ainsi profité pour épingler un quatorzième succès à son impressionnant de tableau de chasse. Un quatorzième et dernier ? Rien n'en est moins sûr.

 

Après leur sacre en 2021, Calife de Paulhac et Mickaël Forest sont parvenus à conserver leur titre dans l'édition 2022 Grand National à 12.5%, à Toulouse (© Robert Polin)

 

Ce mardi 15 novembre au soir, c'est avec la ceinture de tenant du titre qu'est arrivé le grand champion Calife de Paulhac sur l'hippodrome de la Cépière, à Toulouse. En effet, le représentant de la casaque ainsi que de l'entraînement de Christelle Courtade y avait brillamment remporté le Grand National à 12.5% (Classic I) l'an dernier, ultime temps fort de la saison de plat pour les Anglo-Arabes de 3 ans et plus de cette catégorie. Et c'est avec cette même ceinture qu'il en est reparti, ayant de nouveau fait sien cette épreuve tant convoitée ce mardi 15 novembre 2022, bien épaulé dans sa tâche, une fois encore, par son fidèle Mickaël Forest.

Comme à son habitude, Calife de Paulhac s'est rapidement porté parmi les principaux concurrents de tête, ayant tout d'abord galopé en deuxième position, dans le sillage de Wonder Chop (Fairplay du Pecos), avant de le déborder peu après l'entrée de la dernière ligne droite, puis de s'envoler très facilement vers la victoire. Au passage du poteau d'arrivée, cinq longueurs et demie sont venues le séparer du dernier cité, lui-même ayant terminé détaché de trois longueurs de la petite mais diablement vaillante Furieuse (Scalo), qui termine donc troisième, mais première 3 ans, à l'issue de cette course.

 

Calife de Paulhac, Wonder Chop et Furieuse, le podium complet du Grand National à 12.5% de cette année (© Robert Polin)

 

Issu des oeuvres du regretté Don Tirso, étant né et ayant grandi dans la Creuse, où est implanté la structure d'Éric Lacherade et son épouse, Calife de Paulhac est un fils de l'inédite Lili de Bersac, à qui l'on doit également un autre gagnant en compétition en l'espèce d'Ilona de Paulhac, une fille de Ragtime Pontadour. Résultant quant à elle de l'union entre le "Lagardère" Fairly Ransom et Princesse de Bersac, qui n'a également jamais disputé la moindre course, Lili de Bersac appartient néanmoins à la même lignée que plusieurs très bons Anglo-Arabes de courses élevés par la famille Margnoux, en Haute-Vienne, comme Rose de Bersac (Coupe des Anglo-Arabes à 50%), Fleuron de Bersac (Grand Critérium à 50%), Laline de Bersac (Grand Prix de Biguglia et Grand Prix des Juments Anglo-Arabes) et autre Diane de Bersac (Grand Prix de Biguglia en plat et Prix Laroche en osbtacle).

 

Calife de Paulhac, avec une grande partie de son entourage à la suite de son succès dans le Prix Jean Laborde, à Tarbes, lors de la journée des Ministères 2022

 

Grâce à cette nouvelle victoire, Calife de Paulhac porte à quatorze désormais son nombre de succès, le neuvième au plus haut niveau, lui qui a notamment fait sien le Critérium des Jeunes, la Poule d'Essai, le Grand Critérium, le Prix du Ministère de l'Agriculture, le Grand Prix de la Fédération Anglo Course, deux Omnium et donc deux Grand National chez les Anglo-Arabes à 12.5%. Cependant, une question reste en suspens : quelle va être la suite pour cet immense champion ?

 

Calife de Paulhac, en passe de prendre la relève de son père, Don Tirso, au haras ? That is the question !

 

En effet, il faut savoir que ce dernier a soufflé sa cinquième bougie cette année, un âge sonnant traditionnellement la fin de carrière sportive chez les Anglo-Arabes à 12.5%. Sur le continent tout du moins. Car s'il venait à traverser la Méditerrannée et à rejoindre l'île de Beauté, cette dernière pourrait être étendue pour quelques années supplémentaires encore. Mais une autre option s'offre également à lui : entrer au haras afin d'y démarrer une nouvelle carrière d'étalon. Il reprendrait ainsi le flambeau de son père, Don Tirso, dont huit des onze seuls produits (sur une quinzaine en tout et pour tout, ndlr) à avoir foulé du sabot un champ de courses sont tout de même parvenus à franchir au moins une fois le poteau d'arrivée en tête. Autant de possibilités sur lesquelles va devoir plancher son entourage désormais. Affaire à suivre...

 


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