Les Anglos et la Marquise, six décennies de passion et de réussite

03/01/2018
La Marquise de Moratalla nous a quitté il y a quelques semaines. Elle restera comme l’une des figures marquantes de l’histoire hippique du 21e siècle, en plat comme sur les obstacles, au trot et pour toutes les races de galopeurs. Soledad Cabeza de Veca avait beaucoup d’amis, en particulier dans le Sud-Ouest. Mais comme un certain nombre d’aristocrates de sa génération, elle tenait à garder une certaine distance avec les médias. Au fond, un tel silence n’est pas très grave, car ses chevaux ont parlé pour elle. Pendant plus de six décennies, elle a été d’une irréprochable fidélité à la race anglo-arabe. Aussi, en hommage à son action en faveur des Anglos, j’ai tenté de revenir de manière synthétique sur l’histoire des souches qu’elle a su bâtir. Par Adrien Cugnasse pour ANGLOCOURSE.
La Marquise de Moratalla à Tarbes avec Robert Litt et Gérard Chirurgien ©JeanPierreRivière
 
 
Au départ, il y avait un coup de cœur. En août 1994, au Gala des Courses, Michel Bouchet s’était exprimé en ces termes : « Il y a des gens qui prennent un malin plaisir à occuper le devant de la scène. La plupart du temps sans grand bénéfice pour ceux qui les regardent. D’autres, au contraire, se montrent d’une parfaite discrétion. Ce sont souvent les plus remarquables. Soledad, Marquise de Moratalla, est de la seconde catégorie (…) C’est en 1927 que le père de son futur époux, Maurice Labrouche, déclare ses couleurs : casaque rouge, toque vert d’eau [son élevage a donné Motrico, double lauréat du Prix de l’Arc de Triomphe dans les années 1930, ndlr] (…) Lorsque Maurice Labrouche disparaît, "Sol" reprend le flambeau. Elle monte beaucoup à cheval, en particulier dans des épreuves d’extérieurs, bénéficiant des conseils de son frère, le Marquis de Portago, lui-même grand cavalier. "Sol" est un esprit éclectique. Tous les chevaux l’intéressent. Et si elle apprécie les pur-sang, elle voue une véritable passion à l’anglo-arabe, cheval de ses jeunes années, dont elle se plait à dire qu’il est surdoué, délicat, fanfaron et insolent. Sur un coup de cœur, séduite un jour de l’année 1953 par une pouliche anglo-arabe, Farida IV, elle monte un élevage qui acquiert une renommée internationale, en particulier auprès des Japonais. Rapidement, les chevaux envahissent son existence. »
 
 
Farida, la fondatrice. Née en 1950 chez Fernand Vilemin, Farida IV (Elseneur) fut une remarquable jument de course sous les couleurs Labrouche. Cette 25% a gagné 11 courses à 3 ans, un record qui n’a probablement pas été battu depuis chez les Anglos en France. Elle s’est également imposée à trois reprises à 4 ans et une fois à 5 ans. Lauréate du Grand National des anglo-arabes, Farida IV s’était par ailleurs classée deuxième de l’Omnium face aux pur-sang anglais à Toulouse. Peu d’Anglo-Arabe, même chez les 25%, sont capables d’aller affronter les purs à ce niveau. Pour l’ensemble de ces raisons, on peut dire que Farida IV était une jument de course exceptionnelle. Il n’est donc pas surprenant de constater qu’elle a fondé la plus solide et la plus fournie des souches de la Marquise.
Au-delà de ses performances, elle pouvait aussi se prévaloir d’une origine solide. Son père Elseneur (Nino), deuxième du Jockey Club et du Grand Prix de Deauville, fut exporté prématurément au Maroc, avant que l’on ne se rende compte qu’il produisait bien. Sa troisième mère avait remporté le Prix Eugène Adam avant de donner Le Ksar (2.000 Guinées). Son père de mère, le pur-sang arabe Alaric V (Denouste), était particulièrement bien né (de la proche famille de Saint Laurent, Gosse du Bearn et Abel). Il a tracé dans le stud-book arabe en donnant l’étalon Meke, la mère de Nevada II mais aussi celle de Nedjarine et de Djoura. Callista (Elseneur), la propre sœur de Farida IV, avait battu Teheran (Tetouan) en course. Elle a, elle aussi bien produit, donnant notamment Faro (Sumeyr), un 50% capable de battre les AQPS sur le cross de Pau, dans le Prix Paul Larregain.
 
 
El Cid III, un des meilleurs 25% de l'histoire et fils de la matrone Farida IV
 
 
El Cid III, champion en piste et au haras. Farida IV a produit trois grands gagnants en course, Chucho (Meke), Cagancho (Nithard) mais aussi et surtout El Cid III (Nithard). Ce dernier fait partie des chevaux qui ont marqué le siècle dernier chez les anglo-arabes. Au milieu des années 1960, lorsqu’il courait, on le décrivait comme l’un des meilleurs 25% de l’histoire pourtant déjà longue des courses d’Anglo. El Cid a remporté 11 courses à 3 ans. Lors de cette saison, il s’était notamment imposé dans le Grand National des Anglo-Arabes, mais également dans le Handicap du Béarn (face aux pur-sang) et dans le Prix de l’Elevage. Cette dernière épreuve avait alors une place bien plus importante qu’aujourd’hui. Couru au mois d’octobre en parallèle des journées d’achats d’étalons organisées par les Haras Nationaux, le Prix de l’Elevage permettait de déterminer qui était le meilleur mâle de 3 ans sur 2.200m. C’est la fonction et la date que le Prix du Ministère a ensuite repris. Après sa victoire dans cette épreuve, Cagancho a poursuivi sa carrière avec succès sur les obstacles. Son propre frère El Cid III, a lui aussi gagné le Prix de l’Elevage et il fut vendu pour une somme record au Japon. A cette époque, le programme réservé aux anglos était très important dans ce pays et El Cid III s’y est rapidement imposé comme le meilleur étalon de son temps. Après sa disparition, en 1985, les éleveurs japonais ont d’ailleurs érigé une statue en son honneur.
 
 
 
 
Une réussite éclectique. On notera que c’est uniquement au sein de l’élevage de la Marquise de Moratalla que Nithard (Kesbeth) a donné des gagnants d’envergure en plat. Lui-même cheval de course sérieux - une victoire en six sorties à 3 ans, deuxième d’une bonne édition du Prix de l’Elevage - il n’a pas été améliorateur pour les courses au galop. Bien au contraire. Il s’est par contre révélé être le plus grand étalon de l’histoire du stud-book en ce qui concerne la production de chevaux de concours hippique. Nithard a produit des gagnants au plus haut niveau en CSO et ses fils ont suivi son exemple (Brick, Samuel, Rio Negro, Tantième, Urtois…). Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que Jonas (Nithard), le propre frère de Cagancho et El Cid III, ait tourné en CSI. Il ressemblait d’ailleurs bien plus à Nithard que ses deux frères. Leur sœur utérine Victoria Eugenia (Pancho II) a notamment donné Cafettot (Dionysos II), lauréat du Prix de l’Elevage et prix record des achats de la saison 1978 pour les Haras Nationaux. Il est ensuite devenu un étalon polyvalent, donnant des bons gagnants dans toutes les disciplines.
 
 
Cafettot
 
 
Benat, le crack du début des années 1980. La Marquise de Moratalla a connu une belle réussite en utilisant le Davezac Florestan II (Jacinto). Avec Dona Jimena (Nithard), propre sœur d’El Cid III, il a donné Benat (Florestan II), invaincu en six sorties à 3 ans, lauréat du Prix du Ministère de l’Agriculture puis exporté. Avant de devenir entraîneur, Robert Litt était un très bon jockey et il avait monté ce cheval. Il se souvient à son sujet : « Benat dominait les 50 % de son époque avec la même marge que Paban de France le fait actuellement chez les 25 %. Personne ne pouvait l’approcher. » Dobrowna II (Dionysos II), sa sœur, a gagné le Grand Prix des Pouliches. Dans cette souche, Robert Litt a notamment entraîné Dona Crista (Solicitor), lauréate du Grand Prix des Pouliches et Don Filoheno (Soleiman), gagnant du Prix du Ministère de l’Agriculture. Toujours dans cette même souche, Philippe Sogorb, encore un ancien jockey de la Marquise, a entraîné Don Tomas (Annapolis). Après avoir gagné le Prix du Ministère de l’Agriculture, ce dernier s’est imposé dans le Grand National des Anglo-Arabes. Ses premiers produits sont nés en 2016 en Corse.
 
 
Robert Litt en selle sur Benat ©JeanPierreRivière
 
 
Dona Carmen, aussi bonne en course qu’au haras. A la suite de son père, Didier Guillemin a connu beaucoup de succès avec la descendance de Farida IV. Il a notamment entraîné Don Mateo (Hasa), titulaire de neuf victoires, dont le Prix du Ministère de l’Agriculture de 4 longueurs. Dona Carmen (Solicitor), sa cousine, fut une 3 ans tout à fait remarquable. A cet âge, elle a gagné cinq de ses six sorties, dont le Grand Prix des Pouliches, avec plus de deux longueurs d’avance sur Perle Claire du Lac (Air de Cour). Elle fut la seule 3 ans à monter sur le podium du Grand Prix des Anglo-Arabes 1999, entre Choum (Faucon Noir) et Gavotte de Brejoux (Iris Noir). Huit des dix produits de Dona Carmen ont gagné. Regality (Jebeland Pontadour), son fils, fut lui aussi un bon 3 ans sous la férule de Didier Guillemin. Il a notamment gagné le Ministère avec une courte avance sur Djebbond (Jebeland Pontadour). Regality n’a laissé qu’une trentaine de produits, les derniers sont nés en 2014. Mais le meilleur (et le dernier) produit de Dona Carmen fut sans aucun doute Don Tirso,
 
 
Don Tirso, une perte pour l’élevage. A 3 ans, Don Tirso (Zamouncho) a décroché cinq victoires et deux deuxièmes places. Dans le Prix du Ministère de l’Agriculture, vu à l’arrière-garde à l’entrée de la ligne droite, il a dû s’employer pour rejoindre Shrek (Full of Gold) et Coffeetime Pontadour (Ragtime Pontadour). Les trois chevaux ont lutté pendant deux cent cinquante mètres. Don Tirso s’est finalement imposé avec une encolure d’avance sur Shrek, qui restait sur un succès dans le Grand Prix des Anglo-Arabes à Longchamp, devant Illusion Sauvage (Solid Illusion). A Toulouse, dans le Grand National, Don Tirso s’est incliné de moins d’une longueur face au champion de William Bates. Didier Guillemin, son entraîneur, nous avait expliqué en août 2015 : « C’est le meilleur de sa génération et il semble difficile à battre dans cette catégorie. J’ai entraîné une bonne partie de la famille, dont sa mère qui était très bonne, et son frère utérin Regality qui avait tout gagné à 3 ans. Je pense que Don Tirso est le meilleur sujet de sa famille avec Regality. Mais il est plus grand et plus important que son frère et dispose d’un vrai changement de vitesse. » Don Tirso est mort pendant sa première saison de monte. Son unique génération compte 15 poulains, nés en 2017.
 
 
Don Tirso, le gagnant du "Ministère" 2015 n'a effectué qu'une saison de monte
 
 
Créer de nouvelles familles. La réussite de l’élevage de la Marquise avec les anglos et les pur-sang anglais est bien connue. Mais elle a également élevé des pur-sang arabes à moindre échelle, il y a plusieurs décennies. Régulièrement, des années 1950 aux années 1980, la Marquise a tenté de créer de nouvelles souches anglo-arabes, à partir de jument pur-sang anglais ou arabes. Certaines familles ont disparu, d’autres ont résisté à l’usure du temps, comme celle de Fatima (Nedjanor). Cette jument arabe était particulièrement bien née, en tant que sœur de Fatma (Bagdad), elle-même aïeule de très bons étalons (Flipper, Akbar…) et de multiples lauréats de Gr.1 chez les pur-sang arabes (Kalbarq, Shadiyda, Muraaqib, Zefiro de Nulvi, Bengali d’Albert, Nieshan, Djavius des Landes, Ichara, Nashwan Al Khalidiah, Nemroad du Paon, Pavot Al Maury…).
A partir de Fatima, la Marquise de Moratalla a obtenu Can’t Wait (Kairouan III) en 1950. Cette dernière a elle-même donnée naissance à une pouliche arabe Norca (Djanor) avant d’être exportée en Colombie en 1959. Norca n’a quasiment été croisée qu’avec Montfleur (Beau Prince II), un étalon pur-sang anglais qui a été particulièrement améliorateur et apprécié dans le Sud-Ouest. Ce gagnant du Prix Lupin (Gr.1, 2.100m) s’était par ailleurs classé troisième du Grand Prix de Paris (Gr.1, alors sur 3.100m). Il a produit aussi bien chez les sauteurs qu’en croisement avec les anglo-arabes. C’est ainsi qu’a été conçu Timoteo (Montfleur et Norca) un 50% capable de battre les AQPS sur les obstacles du meeting de Pau.
 
 
Ambrosia, l’autre souche de la Marquise. Laura B, la propre sœur de Timoteo, fut croisée avec Dunamis (Samaritain) pour donner naissance à Ambrosia II (Dunamis). Cette dernière, non placée en course, fut une très bonne gagnante en concours complet, comme en témoigne son ICC 147. Elle s’est ensuite largement rattrapée au haras en produisant Motacilla (Easter Sun) et Amarruti (Solicitor). Motacilla fut une pouliche d’exception en plat, lauréate de 13 courses de 3 à 5 ans, dont le Grand Prix des Anglo-Arabes à Longchamp, le Grand National, le Prix de l’Union Européenne des Anglo-Arabes à Evry et l’Omnium (à plusieurs reprises). Robert Litt se souvient : « Elle était vraiment très bonne, au-dessus du lot. Il fallait la cacher car elle avait tendance à être très généreuse. C’est la meilleure que j’ai entraîné. » Malheureusement Motacilla n’a pas produit à son image, avec seulement deux vainqueurs, et aucun classique, en huit poulains. Son père Easter Sun (Bustino) est aujourd’hui un peu oublié. Stationné au Haras d’Ayguemorte, il n’a pas été très prolifique (seulement 68 produits enregistrés en France). Passé par les handicaps à 3 et 4 ans, il s’était révélé plus tard, à 5 ans en s’imposant dans la Coronation Cup (Gr.1), dans laquelle il était un gros outsider. Easter Sun s’était également classé deuxième du Grand Premio d’Italia (Gr.1) et du Grand Prix Prince Rose (à l’époque où Ostende accueillait des Gr.1).
 
 
D’Amarruti à Annapolis. Parfois contre toute attente, c’est la sœur d’une championne, moins douée en piste, qui produit le mieux. Ce fut le cas d’Amarruti (Solicitor) qui avait néanmoins la qualité nécessaire pour remporter le Grand Critérium et se classer deuxième du Grand Prix des Pouliches mais également du Derby des Anglo-Arabes. Son père Solicitor (Emerson) était lui aussi un élève de la Marquise. Lauréat de quatre courses dans le Sud-Ouest à 2 ans en 1976, il a ensuite remporté le Prix Daphnis (Gr.2, 1.800m) et le Derby du Midi (2.400m). Il s’est aussi classé deuxième du Jean Prat (Gr.2, 1.800m) et troisième du Prix Eugène Adam (Gr.2, 2.000m). Solicitor est ensuite devenu un étalon très efficace au haras d’Ayguemorte.
Sa fille Amarruti a donné un « avion » dès son deuxième produit avec Marruti (Freeland), lauréate de 13 courses sous la férule de Didier Guillemin. Elle n’a jamais terminé plus loin que troisième en 18 sorties. Marruti a notamment remporté le Grand Prix des Anglo-Arabes à Longchamp, le Grand National, l’Omnium, le Grand Prix des Pouliches… Le troisième et dernier produit d’Amarruti fut Annapolis (Rosy Fast). Battu du minimum par Zamouncho (Ramouncho) dans le Prix du Ministère de l’Agriculture, il s’est aussi classé deuxième du Grand National à 3 ans. Ce pensionnaire de Didier Guillemin a ensuite décroché deux places en deux sorties sur les haies du meeting de Pau. A 4 ans, il a gagné le Prix de la Fédération. Annapolis a laissé une soixantaine de produits en France avant d’être exporté au Maghreb. On lui doit de bons gagnants en plat et sur les obstacles.
 
 
Anisette, en souvenir de son frère. Le marquis Alfonso de Portago, frère de la Marquise de Moratalla, était un grand sportif, à cheval sur les obstacles, en voiture ou en bobsleigh. Il a beaucoup contribué à la naissance de la passion hippique de sa sœur. Parmi ses très bons chevaux de cross-country il y avait Anisette III (Farceur VIII). Née en 1944, cette jument était issue de Farceur VIII (Velox). Ce dernier, issu de la très bonne souche Castelbajac, avait gagné quatre courses en plat avant d’entrer au haras. Sa production n’a pas fait d’étincelles en course mais il s’est par contre rapidement révélé, à Pompadour, comme un des meilleurs étalons français pour la production de chevaux de concours hippique dans les années 1940 et 1950. Aucun des cinq produits d’Anisette III n’était issu d’un bon père de galopeur et ses filles n’ont pas fait souche au sein de l’élevage de la Marquise. Son fils, Pancho II (Nithard), a par contre laissé une trace tenace.
 
 
Pancho II
 
 
Pancho II, la vedette de Villeneuve-sur-Lot. Lauréat d’une course et placé à six reprises à 3 ans, Pancho II a intégré le haras National de Villeneuve-sur-Lot dont il est rapidement devenu la vedette, après avoir donné quelques très bons chevaux de CSI lors de ses premières saisons de monte (Harki A pour Italie et Achmet Pacha pour l’équipe du Brésil). Jusque dans les années 1990, il y avait un important commerce autour des étalons de selle âgés de 3 ans dans le Sud-Ouest. A cet âge, un cheval de concours hippique n’a pas encore été testé en compétition, et dans les années 1960, on ne les faisait pas sauter en liberté. Si bien que les Haras Nationaux et les commissions étrangères étaient prêts à débourser de fortes sommes en se basant principalement sur le modèle et les allures. A ce jeu-là, la production de Pancho II excellait car il donnait de très beaux chevaux, un peu légers mais avec de belles allures et beaucoup d’espèce. Ils n’étaient malheureusement pas tous de très bons sauteurs et leur caractère les rendaient souvent difficiles à utiliser. Sur la vingtaine de fils de Pancho II au haras en Europe, certains ont percé en tant que père de mère, comme Matcho (en Allemagne) ou Et Hop (en Normandie), si bien qu’on retrouve encore très régulièrement le nom de l’élève de la Marquise de Moratalla dans le pedigree de gagnants à haut niveau en CSO ou en dressage. Pancho II n’a par contre pas tracé chez les galopeurs.
 
 
Avec la disparition de Soledad Cabeza de Veca, une page se tourne. Une bataille judiciaire fait rage entre ses héritiers. On sait bien peu de choses concernant l’avenir de son élevage et de sa casaque. Des bruits, difficiles à vérifier, annoncent la fin de cette odyssée hippique. Si cette rumeur se confirme, il s’agirait d’une immense perte pour les courses françaises et en particulier pour l’Anglo-Arabie.


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